mercredi 29 octobre 2008

A la recherche du temple perdu (part. 5)

De retour au marché. Il pleut presque, presque tous les étals sont fermés. Même pour manger c'est difficile: il n'y a pas de clients, peu d'arrivage de denrées, il faudra se contenter de peu.
En attendant que le grain passe, et que l'heure où l'électricité arrive pour quelques heures (générateur), il faut bien s'occuper, et pour cela j'ai un passe-temps favori : un jeu de cartes. Je peux jouer des heures durant à ce jeu de cartes dont les Cambodgiens raffolent, et que l'on peut voir joué à même le trottoir, à tous les coins de rue de Phnom Penh les après midi chaud, quatre personnes accroupies qui misent quelques centaines de riels à chaque nouvelle donne. C'est moins sophisitqué que les parties de poker qui s'organisent dans les bars branchés de la capitale, mais on passe un bon moment...
Quand on vous dit qu'il y a beaucoup de guest-house en haut de la montagne, c'est une information à prendre avec un peu de précaution... En effet il y a de quoi dormir, mais ce n'est pas du plus grand confort ! En gros voilà, on dort dans les baraquements du marché. Il y a bien des chambres, une douche et des toilettes, mais sans eau courante et sans électricité, c'est assez folklo.

Voici ma magnifique chambre.
La salle de bain, à l'extérieur, se résume à une petite salle toute noire, avec sol en terre battue, et ces gros pots qui recueillent l'eau de pluie. La douche, c'est au seau. Mais dans le noir, c'est pas bien facile : autant vous le dire tout de suite, comme en plus il fait froid, je renonce à la douche pour aujourd'hui. Les toilettes, c'est pareil : un toilette posé dans une petite pièce toute noire, avec le pot d'eau pour évacuer l'eau. On n'y voit rien ce n'est pas bien pratique! (Et encore, ce n'est rien comparé aux toilettes du village d'en bas : un vrai parcours du combattant pour y accèder, derrière les maisons : us avez donc droit à un parcours de santé avec passage acrobatique sur une planche pour passer le terrain boueux. Si l'envie se fait trop pressante, vous risquerez comme moi, de glisser de la planche et de vous retrouver le pied enfoncé dans 20 cm de gadoue, très agréable surtout quand l'envie pressante se manifeste quand il fait déjà nuit !!!)

Le matin suivant, même brume, même humidité. Il faut se lever tôt et se dépêcher de redescendre à Koh Mouy pour essayer d'avoir un taxi qui retourne à Siem Reap.

Il y a un peu d'animation au boui-boui où l'on prend notre petit déjeuner : le matin l'électricité fonctionne une ou deux heures, et tout le monde se retrouve agglutiné au poste de télé pour regarder ce qui constituera la distraction de la journée. Tout le monde y va de bon coeur en avalant son bobor (porridge de riz), enfants, militaires, grand-pères...

Sur le chemin du retour, petit passage au Wat Kiri Svara (ou Pagode de la montagne de Svara-dieux légendaire du Ramayana).Cette petite pagode improvisée est également un lieu de revendications : affichages et banderoles pour réclamer le retrait des soldats Thaïs, et la reconnaissance du Temple de Preah Vihear comme territoire cambodgien.

Puis la descente. Plus impressionnante encore que la montée : c'est qu'il s'agit de ne pas se louper. Un peu trop de vitesse et l'on a vite fait de finir dans le décor.
Le temps de se retrouver en bas, le brouillard et l'humidité se sont dissipés, et à défaut de taxi, un soleil chaud nous accueille à Koh Mouy. Aujourd'hui personne ne va à Siem Reap. Nous allons devoir patienter jusqu'à demain matin...

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