samedi 23 octobre 2010

A Koh Kong

Au mois de Juin, nous avons organisé avec quelques collègues un week-end à Koh Kong. Départ en bus tôt le matin de Phnom Penh, et après environ 5h30 de route, me voilà à nouveau plongée dans l'univers vert et humide de Koh Kong. 

Koh Kong, à ne pas confondre avec une île thaïlandaise, c'est une grande province du Cambodge, frontalière avec la Thaïlande. C'est dans la province de Koh Kong que se trouve le massif montagneux le plus important du pays, les Cardamomes, encore recouvert de jungle où se promènent encore probablement les derniers tigres et autres bêtes sauvages à l'abri des humains -pour combien de temps?- ...

Koh Kong c'est aussi une petite ville, avec son pont géant qui travers le bras de mer pour rejoindre la zone économique spéciale -pour le moment assez désertique, son point de passage terrestre vers la Thaïlande, et comme à quasiment chaque frontière avec les pays voisin, son casino.
Le Casino de Koh Kong... Tout un poème. Espèce de bâtiment Chantilly néo classique d'un goût les plus douteux, il est le réceptacle de tous ces flambeurs interdits de jeu de l'autre côté de la frontière, et qui viennent pour la journée ou pour la nuit chevauchant leur lexus flambant neuf dépenser leur sous à la roulette où autre table de jeu. Les autres Cambodgiens ne sont pas en reste non plus. Même monture, même loisir.

Pour nous qui n'avons pas de monnaie sonnante et trébuchantes à faire tinter dans les machines du Palais aux mille merveilles, nous pouvons toutefois profiter de la plage, la seule de sable blanc à Koh Kong, et profiter d'un joli coucher de soleil sous la stature imposante du casino.
De retour vers la ville, nous sommes toutefois bien déçus par la petite ville de Koh Kong. Vous allez me huer, mais on sent bien la présence et l'influence thaïe dans la ville et chez les commerçants. Pas un sourire, même de façade, et amabilité proche de zéro. Il s'avère en plus difficile de trouver de quoi se mettre sous la dent pour pas trop cher. 
Autour de Koh Kong -ville- nous pouvons toutefois partir nous balader... moto recommandée, et accèder à quelques kilomètres à la mangrove. Partie d'un espace protégé et intégré dans un programme de préservation de la mangrove, nous pouvons pour quelques milliers de riels nous balader sur des passerelles au milieu de cette forêt d'arbres aquatiques.


En revenant un peu sur la route en direction de Phnom Penh, on peut trouver deux petits resorts. Le premier, et la cascade de Ta Moan n'a de cascade que le nom. Petite rivière aménagée en lieu de pique nique et de baignade, les lieux ne sont ni très propres ni très engageants. Un petit tour des environs nous permet toutefois de répondre à un mystère : nous savons maintenant d'où sort le fruit qui pue, le durian. Si, si il pousse sur les arbres comme les autres. En espérant qu'il ne vous tombe pas sur la tête, car en plus de l'odeur incommodante d'oignon pourri, ce fruit pourrait bien vous causer un traumatisme cranien d'un coup d'un seul.

Beaucoup moins agressif, parce que beaucoup plus petit, le ramboutan pousse aussi dans les environs. Pas mûr, dommage...
En poussant un peu plus loin la moto,  nous arrivons près de la cascade de Tataï. J'y étais déjà passé l'année précédente en pleine saison des pluies. L'aspect de la rivière et de la cascade est complètement différent. 

C'est la bonne saison pour s'y baigner. L'eau forme de petits bassins et de petites chutes sous lesquelles il est agréable de se baigner. Quelques Cambodgiens profitent aussi de la chaleur pour piquer une tête, et moi aussi !
 

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