mardi 26 octobre 2010

A quand un IKEA à Phnom Penh ?

Si le supermarché ne me manque pas trop (le marché de produits frais c’est super, sauf pour les horaires, et puis y a quand même les fameux Lucky), en revanche cela ne m’aurait pas déplu d’avoir un IKEA sous la main pour subvenir à mes besoins d’aménagement de mon territoire personnel.
Non pas qu’on ne trouve rien au Cambodge pour se faire une maison agréable, mais quand même.
Allez parmi les côtés sympas, le canapé fabriqué main sur mesure – vous pouvez lui faire prendre les dimensions les plus folles, avec angles, pouf, coussins supplémentaires et bien sur choisir votre tissu, en une semaine il se présentera à votre porte, tout prêt à prendre place chez vous, le tout à un prix extrêmement modéré. 
Finition nickel, coussins ni trop dur, ni trop mous, un vrai bonheur.

Ca commence à se gâter avec la commande d’étagères, et de la table basse. Pareil, afin d’éviter l’inénarrable étagère en rotin, et ne pas avoir à choisir entre la table pliante en métal recyclé et la table en bois massif sculptée et vernie qui pèse au moins 300 kg par centimètre carré, il faut faire appel aux fabricants de meubles sur mesure.

Direction le ‘quartier des meubles sur mesure’ et, après une rapide inspection des étalage, je trouve un exemplaire du type de table que je souhaiterais ‘copier’ je fournis mes instructions. La table me sera livrée d’ici une semaine. 
C'est finalement parce que nous n'avons pas réussi à monter la table par les escaliers -table trop grande ou escaliers trop petits- que j'ai pu voir l'envers du décor. Ou le dessous de la table: déjà que le vernis laissait à désirer, le dessous, ne dépareille pas. morceaux de bois usagés, espaces entre les structures vissées de travers, c'est vraiment du sale boulot. Ni une ni deux, la table est renvoyée, et je après une tentative d'amélioration infructueuse, je parviens miraculeusement à récupérer mon deposit, et repars étudier les magasins suivants de la rue. Afin d'avoir du bon travail, je laisse un délai supplémentaire pour la fabrication de la table, choisi un modèle basique et apprécie tout de même le fait que le nouveau marchand me laisse le choix du bois. Rapport d'ici une semaine, à la livraison de la table. 

Mais le moment où j'ai vraiment rêvé d'IKEA, c'est quand je me suis mis en quête d'une tablette, celles que l'on fixe au dessus du lavabo de salle de bain, pour poser son dentifrice, son savon et sa brosse à dent quand on n'a pas d'armoire à glace.
Bien que les magasins vendant les même choses soient regroupés tous au même endroit -je me suis toujours posé la question, car cela pose des problèmes de concurrence, mais, après tout, cela permettrait de rassembler l'offre, justement un peu à la manière d'un rayon d'un IKEA, eh bien sachez que ces tablettes de salles de bains sont difficiles à trouver au Cambodge. 

Deux modèles :  
le blanc en plastique qui se visse directement sur le mur -et que la languette que l'on visse se casse au bout de deux mois parce que l'objet est bien entendu fabriqué en Chine, et que le plastique est bien entendu de mauvaise qualité mais, dira-t-on, ça fait un chois du pauvre parce que c'est super compétitif au niveau du tarif, soit
le modèle en verre avec des balustrades de type métallique, c'est pas que c'est cher, mais c'est quand même pas très beau et c'est il parait que ça rouille rapidement -produit chinois également. Bref j'ai quand même opté pour celui là, parce qu'après avoir fait le tour d'une dizaines de magasin qui vendent du béton, des toilettes, des carreaux et accessoirement de miroirs de salle de bains, je n'ai pas trouvé d'autre modèle.
J'en suis même du coup venue à me dire, que pour un Cambodgien un peu intéressé par les tablettes de salles de bains, IKEA pourrait devenir une destination touristique de choix, comme le Louvre ou autres Centres d'art moderne.

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