lundi 15 novembre 2010

La vie au grand air

Bien que j'habite la capitâââaaaale, la vie à Phnom Penh à ceci d'agréable qu'elle se passe -en tous les cas pour le moment- pour bonne partie au grand air. Rien d'étonnant, puisque tout compte fait, il ne fait pas ce que l'on pourrait dire, spécialement froid, et que, les Cambodgiens sont plutôt des gens habitués à vivre dehors, ceci étant probablement dû à leurs origines rurale -de nos jours encore, 19% de la population vit en zone urbaine, et il faut admettre que certaines grandes villes du pays ressemblent toujours plus à de grands villages qu'aux mégapoles asiatiques; entendez qu'il serait difficile de s'y perdre.

Bref, le nez dehors, et je dois avouer que je savoure ma nouvelle terrasse, du haut de mon deuxième étage, ou je peux à loisir faire un peu de jardinage, faire la sieste sur mon kantel, le hamac étant en prévision, ou encore déguster des grillades chaudement retirer du merveilleux barbecue que j'ai dégotté au marché O'Russei.

Autre singularité des maisons khmères, même construites récemment, des ouvertures dans sur la façade, à environ 2,5 mètres du sol, agrémentée en général d'une petite colonnade tout à fait charmante qui ne sera pas sans vous rappeler celles, plus majestueuses du légendaire Angkor Wat.
Ces ouvertures laissent passer la vie de l'extérieur, les cris des enfants, le chants des oiseaux -nombreux, l'annonce du marchand de noix de coco, et malheureusement dans mon cas, ne faisant pas le tri entre les sons bénéfiques et les autres, laissent passer également les chansons massacrées tous les soirs par quelques chanteurs de karaoké du beer garden voisin. Bref, pour le meilleur et pour le pire, finalement même en étant chez soi, on est un peu dehors !

Outre le fait donc d'être dehors tout en étant chez soi, on fait beaucoup plus de chose dehors que l'on en a l'habitude finalement en Europe et à plus forte raison, au Japon.
Les petits resto des kouy-tiev le matin pour le petit déjeuner sont toujours ouvert aux quatre vents. Il en va de même pour les cantines du midi et les beer garden du soir devant lesquels on voit maintenant tous les soirs rôtir des veaux entiers à la broche.

On fait souvent ses courses dehors aussi, la plupart des magasins locaux donnant sur l'extérieur, et, on prend son café et son dessert dehors, les échoppes consistant pour la plupart quand elles ne sont pas ambulantes, à quelques tables bricolées avec trois planches et un vieux bout de toile cirée, entourées de mini tabourets en plastique made in China.

C'est ce qui fait la saveur de la vie au pays, et j'espère pouvoir profiter encore longtemps de ces petits moments de soleil. L'augmentation constante du trafic en pleine ville rend déjà les grands axes beaucoup moins fréquentables, et cela n'est pas sans rappeler l'innommable puanteur de Bangkok.

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