mercredi 1 juin 2011

Aaaahhhh.... Les joies de la saison des pluies ~


La pluie ne manquera pas de tomber

Bien que depuis presque deux semaines, les après-midi se passent à scruter un ciel devenant parfois extrêmement menaçant, porteurs d'une pluie qui ne manquera pas de tomber, fait exprès juste à l'heure où l'on rentrer chez soi après une bonne journée de travail...
Une semaine en demi teinte, où le ciel oscille entre grand bleu le matin, avec un soleil qui tape déjà fort à 7h du matin, et qui disparait aux environs de midi à la faveur de la grisaille...

Et pourtant, le coup d'envoi de la saison des pluies 2011, a été donnée ce dimanche, alors qu'optimiste j'étais partie pique-niquer un peu à l'extérieur de Phnom Penh.
Les nuages s'amoncelant, le ciel étant déjà devenu noir et le vent -signe implacable de la venue de la pluie- s'étant déjà levé à  l'heure du dessert, il a fallu plier hamac et enfourcher les motos pour un retour dans la précipitation...

A peine la note réglée, les première gouttes commencent à tomber, et me voilà roulant sur une terre déjà glissante un peu, la pluie se mettant à tomber tambour battant, ne sachant plus si je devais baisser ma visière et ne rien voir, où la relever et, tout compte fait, ne rien voir non plus, les gouttes d'eau tombant avec une force telle qu'il devenait impossible d'ouvrir les yeux.

500 mètres effectués et à l'entrée du pont japonais transformé en patinoire, je ne ressemble déjà plus qu'à une vieille serpillère détrempée, heureusement, j'ai pensé à emballer mon appareil photo dans un sac... J'ai malheureusement oublié de faire de même pour le téléphone, qui a rendu l'âme dans les heures qui ont suivi.

J'emprunte le boulevard Norodom, un des plus grand de la capitale, qui s'est pour le coup transformé en véritable rivière, avec des zones où l'eau atteint plus de 20 cm, et expérimente le fait, que la pluie ne rend pas les chauffeurs de 4x4 plus aimable que d'ordinaire. Quand il fait beau, les conducteurs ne se privent pas d'écraser les motos, et quand il pleut, les conducteurs de Lexus ont le plaisir de pouvoir en prime les noyer avant de les écraser. Intouchables dans leur cockpit en or...

La remontée du boulevard Monivong s'annonce terrible, avec des rafales de vents qui déportent les motos sur la droite continuellement... C'est avec soulagement que j'atteints le lieu de dépot de ma passagère, et en profite pour faire une pause, dans un café où je suis autorisée à entrer après avoir dûment essoré mes vêtements. Café et thé bien bouillant, pour nous revigorer, j'ai l'impression de revenir d'une journée de ski où il fait si froid qu'on a les joues qui givrent.

Après une bonne heure d'attente, la pluie s'est arrêtée, et le niveau d'eau commence à redescendre dans les rues. J'arrive à la maison à la nuit tombée, et l'eau n'a pas encore complètement été engloutie dans les bouches d'égouts....


1 commentaire:

Jean-Benoît a dit…

Je découvre à peine ton blog. Content de lire toujours et plus sur le pays du sourire.